imagesQuand babelio m'a proposé de lire ce livre j'ai longuement hésité étant persuadée que ce livre de 400 pages ne parlerait que de maltraitance. la quatrième de couverture ne dévoile rien mais en lisant à travers les lignes je me doutais que je devrais affronter un témoignage douloureux sur l'inceste. J'ai malgré tout voulu découvrir ce que ce texte abritait et je ne regrette pas du tout d'avoir lu ce témoignage.

Laurence FINET écrit, écrit pour se libérer de ses souffrances. L'écriture est une thérapie puissante et cet ouvrage aura permis à cette femme ordinaire d'aller à la rencontre de son enfant intérieur

Elle témoigne d'une enfance dévastatrice et d'une lutte de plusieurs années contre le cancer, celui que nous redoutons tous, celui que nous associons aux traumatismes vécus.

Ce récit de part sa construction m'a captivé, il commence sur un ton léger celui que la petite Laurence donne à voir au monde extérieur : une enfance heureuse avec ses deux frères et ses parents de condition modeste qui aspirent à ce que leurs enfants fassent de bonnes études et s'élèvent dans la société. Et puis tout à coup le récit bascule, Laurence FINET s'appuie sur sa thérapie pour nous dévoiler le calvaire qu'elle a subit jusqu'à son mariage. Des pages difficiles que l'on ne peut lire sans ressentir le besoin de sortir respirer un grand coup pour encaisser la violence du propos...Et soudain alors que la narration de l'enfance est terminée alors que l'on se demande ce que peuvent contenir les nombreuses pages restantes, l'auteure nous prend par la main et nous invite à vivre pas à pas l'annonce de la maladie, son évolution, les traitements, les relations, les questionnements qui accompagnent un tel diagnostic et son propre cheminement pour vaincre son traumatisme,l'emprise de ses parents et le cancer.

Ce témoignage est très intimiste, l'auteure se met vraiment à nue sans jamais faire dans le pathos, c'est bouleversant car sincère. Je comprends la démarche de LAurence FINET et ne peut être qu'admirative devant un tel travail de résilience. Il faut beaucoup de courage pour s'exposer ainsi et je lui souhaite beaucoup de bonheur à venir. 

merci aux éditions de l'atelier et à BAbelio.