000400675

La vie est faite de rencontres bonnes ou mauvaises. Elles ont ceci en commun qu'elles influencent toutes à des degrés divers nos choix et notre chemin de vie. C'est ce que nous raconte Joyce Maynard dans "un long week-end".

L'histoire est rapportée par Henry qui à l'époque des faits avait 13 ans. Il vit  avec sa mère dépressive et agoraphobe. Lors de leur sortie mensuelle de ravitaillement en ville, Adèle et Henry repartent du supermarché avec Franck, un homme blessé, recherché par la police qui va se réfugier chez eux pendant le long week-end du Labor Day.

Du huis-clos à deux, Henry et Adéle passent à un huis clos à trois. L'adolescent dont les rapports avec son père et sa nouvelle épouse est décevante trouve en Franck un repère en l'espace de quelques jours grâce à la grande humanité dont va faire preuve cet évadé de prison envers sa mère et lui. En effet Franck n'est pas le dangereux criminel décrit par les médias, cet homme se révèle être un être délicat et attentionné, bon cuisinier et bricoleur.

Adèle que le manque d'amour a plongé dans le néant il y a fort longtemps tombe sous le charme de Franck sous le regard attentif et anxieux de son fils.

Le roman monte crescendo en intensité et l'on se délecte de l'écriture visuelle de l'auteure. La tension est omniprésente et beaucoup d'émotion se dégage de cette histoire de rencontre entre êtres blessés, solitaires et méfiants.

J'ai beaucoup aimé mais j'ai trouvé le cheminement des sentiments un peu rapide par rapport à ce qui pourrait arriver dans la réalité surtout concernant l'adolescent. La densité des évènements en si court laps de temps m'a gêné mais si l'on considère que ce roman se lit comme on regarderait un film alors les relations entre les personnages sont parfaitement bien transcrites dans une jolie écriture toute en légèreté et spontanéité.

ice-cream-chocolate-iconice-cream-chocolate-iconice-cream-chocolate-icon88106680_QUATRE88106680_QUATRE

L'avis enthousiaste de  Canel