"Il y avait des jours où Irène et Gil, tellement épuisés par le combat, quittaient tout simplement leurs tranchées et s'enlaçaient au-dessus des têtes de leurs enfants. On criait "pouce""

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Louise ERDRICH traite ici du thème d'une guerre conjugale qui m'a fait penser à "la guerre des roses" en beaucoup plus oppressant. Irène et Gil sont parents de 3 enfants, lui est un peintre célèbre qui peint des portraits de sa femme. Irène termine une thèse sur George Catlin qui peignait les Indiens au début du XIXe siècle.

Irène découvre que son époux lit son journal intime, elle en entame un autre en parallèle dans lequel elle livre toute la vérité sur l'état de son couple alors qu'elle utilise l'ancien pour manipuler son mari et tenter de le rendre fou car Gil est toujours très épris de sa femme et d'une jalousie démesurée.

Le lecteur grâce au talent de conteuse de Louise ERDRICH est en immersion totale dans le foyer de plus en plus violent de cette famille. La cruauté implacable d'Irène m'a plongé dans un certain malaise, la descente aux enfers de Gil m'a serré le coeur et ce jeu ambivalent entre l'amour et la haine fait de ce roman un roman douloureux, émouvant, très intimiste et souvent troublant.

J'ai eu parfois envie d'abandonner cette lecture tant cette histoire d'emprise m'était pénible mais la curiosité d'en connaitre l'issue fût la plus forte et je n'ai pas regretté car je ne m'attendais absolument pas à cette fin là...

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4/7

challenge album